Parrainages. Gauche et droite ne veulent pas aider Le Pen .

Publié le par ventlibertaire33.over-blog.com

La candidate du Front National tenait un point presse ce lundi devant le Conseil économique et social à Paris.

L’idée d’un coup de pouce républicain à Marine Le Pen sur les parrainages, évoquée par François Bayrou, a été rejetée lundi à gauche comme à droite. Même si tous les partis s’accordent à dire que l’absence de la présidentielle de la candidate FN poserait problème.

Le couperet des 500 signatures

M. Bayrou juge que l’absence de Mme Le Pen au scrutin du 22 avril serait contraire au « contrat démocratique français ». Un diagnostic partagé par tous les responsables politiques, d’Eva Joly à Nicolas Sarkozy.

Pour autant, pas question d’accepter de se mettre tous autour d’une table pour évoquer l’épineux problème de la récolte des parrainages, qui touche la dirigeante frontiste comme bon nombre de « petits » candidats, de Christine Boutin à Philippe Poutou en passant par Dominique de Villepin.

« Les mêmes règles pour tout le monde »

« Vous vous rendez compte ! Des responsables politiques se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures ! », s’est exclamé lundi Manuel Valls, responsable de la communication de campagne du candidat PS, François Hollande.

Même son de cloche du côté de la candidate écologiste. « Ce n’est pas mon problème, il ne faut pas compter sur moi, les règles sont les mêmes pour tous et je veux qu’elles soient respectées », a prévenu Eva Joly.

Une « tambouille » qui n’a « pas de sens »

Dans l’entourage du candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, on parle de « tambouille » : « voici ce que sont devenues les institutions de la Ve République : un téléthon en faveur de la candidature lepéniste… »

Côté majorité, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, ne dit pas franchement autre chose. « Je n’imagine pas un instant une réunion au sommet des partis politiques » sur cette question, a-t-il déclaré à l’AFP. « Ca n’aurait pas de sens. C’est contraire à l’esprit de la Ve République et ça donnerait l’impression d’un tripatouillage politique ».

L’UMP a la mémoire courte

C’est oublier qu’il y a cinq ans, l’UMP - alors présidée par le futur vainqueur du scrutin, Nicolas Sarkozy - avait lancé début mars un appel aux élus non-membres de partis, pour qu’ils parrainent les candidats n’ayant pas les sésames requis. M. Sarkozy avait même dit à la télévision qu’il « se battrait » pour que ses concurrents puissent entrer en lice, citant nommément Olivier Besancenot et Jean-Marie Le Pen.

Même Le Pen n’en veut pas

Marine Le Pen, qui dit disposer aujourd’hui de près de 400 parrainages, a elle aussi évacué la proposition Bayrou, jugeant qu’elle n’avait pas à « appeler à l’aide » et que la réponse à son problème était « très simple : c’est l’anonymat des parrainages », sur lequel elle a saisi le Conseil constitutionnel.

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