La redistribution de la richesse : c'est l'affaire de la société!

Publié le par ventlibertaire33.over-blog.com

 

 Les médias et le gouvernement affirment présentement à tout vent que l’État ne disposerait plus des moyens nécessaires pour financer les services publics sans hypothéquer le futur des prochaines générations. Il y a bien une raison pour laquelle nous en sommes maintenant à ce point. Il s’agit des choix politiques des derniers gouvernements. Les sommes disponibles pour le budget reposent de plus en plus sur la taxation des travailleurs et des travailleuses alors que les plus riches font de moins en moins leur part. La participation fiscale des entreprises au budget de la province est passée de 62 % à 21 % entre 1964 et 2009. Ce n’est donc pas l’ironie du sort qui veut que l’on ait maintenant de la misère à financer adéquatement les services publics.

L’impôt progressif est la mesure fiscale la plus juste et équitable, car les contribuables sont appelés à contribuer en fonction de leur salaire. Alors que l’on dénombrait 16 paliers d’imposition au début des années 1990, ce nombre est maintenant passé à trois. En conséquence, le fardeau de l’impôt est établi beaucoup moins équitablement et les plus fortunés sont graciés d’une part de leur responsabilité de redistribution envers la société. Il est significatif que si un régime d’imposition à 10 paliers était aujourd’hui établi dans la province, 87 % des québécois paieraient moins d’impôt alors qu’1,2 milliard de dollars de plus seraient annuellement récoltés dans les coffres de l’État.

Outre cette mesure, plusieurs autres moyens plus équitables que les hausses de tarifs sont possibles et envisageables pour refinancer adéquatement les services publics. Par exemple, la lutte contre l’évasion fiscale permettrait d’aller chercher une part des neuf milliards de dollars qui glissent annuellement entre les mains du fisc. L’augmentation des redevances des entreprises sur l’extraction des ressources naturelles et la lutte contre la corruption seraient d’autres mesures tout à fait nécessaires si nous favorisons sincèrement l’intérêt collectif à l’intérêt des plus puissants. L’économie ne pourra croître adéquatement si les divisions entre les riches et les pauvres ne cessent d’augmenter et que le taux d’endettement, dont la moyenne canadienne se chiffre en 2010 à 148 % du revenu annuel net, poursuit sa montée. Il est donc urgent que nos gouvernements refassent leurs devoirs en matière de redistribution de la richesse et en viennent à des choix politiques cohérents avec la réalité matérielle de la majorité de la population.

 

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